Protestant contre une coupe drastique des subvention de 190 million d’euros, 8.000 mineurs des Asturies et de la Province de Leon, sont en
grève illimitée depuis le 31 mai, craignant pour leurs emplois et ceux de 30.000 travailleurs d’industries liées aux mines. En Espagne, avec un taux de chômage de 25%, le plus élevé de l’Union
Européenne, il n’y a que très peu de chance de retrouver du travail si le gouvernement Mariano Rajoy, qui a assuré une caution de 80 milliards d’euros pour les banques espagnoles, impose ces
suppressions d’emplois. D’autant plus que, comme le gouvernement britannique, Rajoy a l’intention d’imposer de nouvelles mesures d’austérité.
Les mineurs ont fait des barricades de pierres et bloqué des autoroute. 10.000 manifestants ont marché dans les rues de Madrid. Des mineurs occupent des
puits dans la lutte contre ces coupes budgétaires qui affecteront 40 mines.
Les Asturies ont une histoire d’opposition aux gouvernements de droite. En 1934, le général fasciste Franco a réprimé dans le sang le soulèvement des
mineurs en grève de la région, située entre la Galicie et le Pays Basque. Plus de 1.700 mineurs et civils ont été tués, ainsi que 280 soldats et policiers espagnols.
Le Comité de Solidarité avec les Mineurs Espagnols (SMSC@talktalk.net) a déclaré son”admiration devant la détermination des grévistes de ne pas payer pour
la crise du capitalisme causé par les financiers et les banquiers. Le chemin devant est long et difficile, mais nous ferons tout ce qui est possible pour vous soutenir parce qu’une victoire des
mineurs espagnols serait une victoire pour nous tous travailleurs d’Europe.3
Deux membres du Comité de Solidarité, dont le secrétaire Ian Lavery, ancien président du Syndicat Nationale des Travailleurs de la Mine, et Rick Summer,
responsable national de “Justice pour les Travailleurs de la Mine”, visitent l’Espagne pour rencontrer et créer des liens avec les mineurs en grève. Ils emmènent avec eux ce message du cinéaste
Ken Loach : “Ce n’est pas la première fois que ce sont les mineurs qui lutte au nom de tout le peuple ouvrier. Cette crise provoque une misère noire par le chômage de masse et les attaques
contre les conditions de travail et le salaire socialisé. La responsabilité vient de la classe dirigeante qui défend un système intolérable et injuste”.