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Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr

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Concepts fondamentaux de Marx

Afin de compléter l'article précédent, voici cet ensemble de concepts et de définitions schématiquement formulées, que Marx a mis en avant dans son oeuvre immense afin de comprendre les mécanismes de notre temps.

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Matérialisme Historique

Le matérialisme historique appréhende les sociétés à partir de leur « mode de production », c'est à dire de la relation entre les « forces productives » (compétences, technologies) et les « rapports de production » (propriété des moyens de production, direction et encadrement du travail, répartition du produit). A cette « infrastructure » correspond une « superstructure » politique, juridique et idéologique. Chaque nouvelle ère technologique tend à révolutionner les rapports de production établis, et par là aussi l'ordre social dans son ensemble.

 

Fétichisme

Dans le capitalisme, le marché, qui est une institution humaine, apparaît comme une loi transcendante devant laquelle les individus s'inclinent comme devant un fétiche. Soumis à lui comme à son ordre naturel, ils aliènent leur capacité de se concerter, ils se trouvent « réifiés », choses parmi les choses, ne percevant que des rapports entre marchandises là où il s'agit de la relation entre leurs travaux.

 

Plus-Value

Le salarié vend sa force de travail comme une marchandise, en fonction du temps socialement nécessaire à sa (re)production et des bien que son salaire lui permet de consommer. Travaillant plus longtemps que ne requiert la production de ces bien, il est « exploité ». Ainsi s'explique le profit, ou plus-value, qui est l'objet même de la production capitaliste. Celle-ci n'est donc pas tournée vers les choses concrètes qu'exige la vie de chacun, mais vers une « richesse abstraite », le profit, accumulable à l'infini, quelles qu'en soient les conséquences sur les humains et sur la nature. La toute -puissance du capitaliste, qui « consomme » à son gré la force de travail achetée, donne à cette exploitation son caractère d'asservissement et de déshumanisation.

 

Valeur-Travail

dans une pure économie de marché supposée, reliant entre eux des libres prestataires de travail, chaque acteur en concurrence tend à produire sa marchandise dans le moindre temps. Leur « valeur » s 'établit donc à l'équilibre entre l'offre et la demande en fonction du temps socialement requis pour produire la marchandise. Ce concept abstrait de « valeur-travail » a un objet fondamental mais limité: permettre de définir le processus économique capitaliste d'ensemble dans sa relation à la production et permettre la reproduction des rapports de classe. Pour l'analyse des processus concrets, Marx raisonne en terme de prix dits « de production ». c'est autour du taux de profit, et non immédiatement du temps de travail, que s'établit la concurrence qui gouverne ces prix.

 

Mode production capitaliste

Les rapports de production clivent la société en classes sociales: ceux qui possèdent ou contrôlent les moyens de production d'échange s'assurent une prééminence sociale et politique par rapport à ceux qui ne disposent que de leur force de travail. Dans le mode de production capitaliste, fondé sur la propriété privée et la production marchande, ce clivage s'établit à travers la relation d'exploitation salariale

 

Reproduction, Accumulation

Le clivage de classes se reproduit à travers le processus même de la production capitaliste, puisque, au terme de chaque période, le salarié se retrouve avec son seul salaire, alors que le capitaliste a pu par la vente des marchandises reproduire son capital et payer les salaires, et grâce à la plus-value assurer son existence et accumuler un profit qui lui permet d'élargir sa production. Via la concurrence entre capitalistes, les plus performants d'entre eux absorbent cependant les autres, et le capital se concentre en entreprises toujours plus grandes et moins nombreuses. Emerge ainsi, au sein de la fabrique, un nouveau mode de coordination du travail, qui n'est plus le marché, mais l'organisation planifiée.

 

Lutte des Classes

Dans ce contexte monte en puissance un nouvel acteur historique: la classe ouvrière, toujours plus nombreuse, instruite et unifiée par le procès même de la production. Elle est en mesure de prendre la relève historique de la bourgeoisie, de s'organiser non seulement pour revendiquer des droits, mais pour instaurer une propriété commune des moyens de production et établir un ordre économique et social démocratiquement concerté et planifié. Mais elle doit vaincre la puissance de l'idéologie bourgeoise. Si les idées dominantes sont celles de la classe dominante, c'est qu'elles contribuent fonctionnellement à la domination. La lutte des exploités requiert une science sociale analysant les mécanismes de domination de classe, les tendances et les contradictions du système.

 

Etat

L'Etat bourgeois est le corollaire de l'économie capitaliste. Il assure formellement les libertés individuelles fondamentales et le traitement égal de tous devant un ordre légal élaboré en commun selon le processus démocratique. Mais l'imposition du régime de la propriété privée et de l'appropriation capitaliste donne à la classe dominante les moyens de s'approprier l'institution étatique et d'en faire l'instrument de sa prééminence. La révolution visera donc « l'abolition de l'Etat » en vue d'une société « démocratique ».

 

Marché Mondial

Marx n'a pu réaliser son projet de parachever sa théorie par un traité du commerce international et du marché mondial. Il fait pourtant œuvre de pionnier en abordant l'économie politique, sur l'exemple type de l'Angleterre, non dans sa dimensions impériale. Le « pillage colonial » y apparaît comme perpétuation de la violence séculaire qui assura au capitalisme européen son « accumulation primitive ».

 

Crise

L'analyse marxienne des crises cycliques du capitalisme souligne que, pas plus que la « tendance à la baisse du taux de profit », elles ne mettent en danger le système, contribuant plutôt à le reproduire sur une plus vaste échelle. Les conditions d'une révolution sociale résident dans la tendance à la concentration du capital, qui fait émerger la classe ouvrière et les principes d'une organisation planifiée. Dans la critique du programme de Gotha, Marx explique cependant que ce n'est là qu'une première phase (celle que la tradition désignera comme le « socialisme »). Après l'abolition de la propriété privée et du marché, y prédomine la division entre « travail manuel » et « travail intellectuel », exécution et encadrement: le « communisme » proprement dit s'inscrit au-delà.

 

D'après le dossier "Marx, les raisons d'une renaissance", dans Le Magazine Littéraire N°479 en 2008.

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K
J'ai lu dernièrement "Le vocabulaire de Marx" par Emannuel Renault (dont je met une courte biblio ci dessous que j'ai chopé sur le net ).<br /> ça fait une soixantaine de page qu'on peut trouver en télechargement en fouillant avec un moteur de recherche. On peut l'acheter d'occaz aussi .<br /> C'est .... court ..... mais complet .... dense même .<br /> Mais ça vous aidera pour ce travaille de synthése que vous faites !<br /> <br /> "Emmanuel Renault est maître de conférences de philosophie à l’École normale supérieure Lyon. Il a notamment publié Marx et l’idée de critique (PUF, 1995), Hegel. La Naturalisation de la<br /> dialectique (Vrin, 2001), Le Vocabulaire de Marx (Ellipses, 2001), Où en est la Théorie critique ? (co-direction avec Y. Sintomer, La Découverte, 2003), L’Expérience de l’injustice (La Découverte,<br /> 2004) et Souffrances sociales (La Découverte, 2008). Il a récemment dirigé le volume Lire les Manuscrits de 1844 (PUF, 2008) et il est le co-auteur (avec G. Duménil et M. Löwy) de Lire Marx et Les<br /> 100 mots du marxisme (PUF, 2009)."
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