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Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr

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Quand le « Monde Barbare » donne une leçon de vie au « Monde Civilisé »

 Il serait dommage que dans « Peaux-rouges » on ne parle pas justement de cette civilisation...

D'où vient d'ailleurs notre référence à la culture amérindienne à part le fait que Redskins veut dire littéralement peaux-rouges ?

Il vient non seulement de l'exemplarité de leur mode de vie à partir de leur contexte matériel et moral, de leur lien à la nature et aux choses simples, mais aussi de la résistance dont ils ont fait preuve et du génocide qu'ils ont subi.

Cette référence vient aussi de la France populaire des premières années 1900 avec les « apaches », ces voyous de Paris, issus de la classe ouvrière et réputés pour leurs vols, escroqueries, délinquance sociale... mais elle vient également du mouvement rock alternatif de la fin des années 1980 qui présente le bouillonnement culturel (hip hop, punk-rock, electro, reggae two tone...) les punks, les redskins, les chasseurs de racistes et de nazis, les habitants des quartiers populaires comme des « indiens métropolitains », la chanson des Partisans (premiers redskins de Lyon) confirme ce sens: « les indiens d'aujourd'hui habitent dans les cités, parfois ont un travail mais souvent dans la précarité, ils sont licenciés pour augmenter la productivité, alors ils créent leurs propres entreprises de vol généralisé... »

 

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Une civilisation en avance sur son époque

 

« Si nous pensions comme eux, la terre serait éternellement inépuisable et nous connaitrions la paix à jamais ». John Collier, universitaire américain qui vécut parmi les indiens dans les années 1920-1930 les présentent ainsi, on pourrait penser à une sorte de mythe romantique, pourtant tous les témoignages du 16ème, 17ème et 18ème siècle confortent ce mythe... à partir du 16ème siècle les colons sont arrivés dans un monde aussi densément peuplé, par endroits, que l'Europe elle-même; pourtant les indiens, leur culture et les rapports humains, étaient plus égalitaires et solidaires qu'en Europe. Qu'en était-il réellement avant la colonisation par les hommes pâles?

Prenons l'exemple du plus grand et plus puissant groupe de population indienne du nord-est des Etats-Unis: la Confédération Iroquoise, réunissant 5 nations indiennes.

 

Il est tout d'abord à noter de manière globale que la terre, le travail, la chasse et la propriété étaient mis en commun sur un plan égal. Les habitations formaient d'immenses maisons communes où vivaient 2000 personnes voir plus et dans laquelle chaque famille avait sa zone de sommeil délimitée.

 

Sur le plan de l'éducation, les iroquois enseignaient aux enfants aussi bien leur héritage culturel, la vie, la nature, que les valeurs nécessaires d'égalité de statuts et de partage des possessions, de solidarité entre tribus et de combat contre tout abus d'autorité. Les enfants étaient autorisés à franchir graduellement et de façon autonome les étapes de leur éducation.

 

Malgré une division sexuée du travail (les hommes chassaient, les femmes cultivaient), il est maintenant à retenir la place toute particulière des femmes qui bénéficiaient d'un statut des plus important et respecté dans cette société « Barbare » : le contrôle de l'économie.

Le lignage s'organisait autour de ses membres féminins dont les maris venaient rejoindre la famille. Lorsqu'une femme voulait se séparer de son mari, elle déposait tout simplement ses affaires devant la porte de la maison. Nous avons donc ici une descendance matrilinéaire puisque les femmes désignent toute la représentation des conseils de la tribu, de la nation, jusqu'aux 49 chefs qui composent le grand conseil de la Confédération. Si ces élus hommes, vont dans un sens trop éloigné de celui qu'elles souhaitaient en les désignant, elles pouvaient les démettre et les remplacer. En quelque sorte, les femmes décident et élisent, les hommes appliquent leurs décisions.

Elles surveillent les récoltes et s'occupent de l'administration générale de la communauté, elles participent également aux affaires militaires et y appliquent un certain contrôle car elles pouvaient choisir d'être pour ou contre une proposition d'expédition guerrière en mettant ou non à disposition les fournitures nécessaires.

Tout ceci va bien sûr à l'encontre des valeurs européennes que les premiers colons apportèrent et qui perdurent encore aujourd'hui dans un sens mondial et dans la majorité des domaines : société divisée en pauvres et riches, contrôlée par les religieux, par les gouverneurs et le sexe masculin.

Une société « barbare » comme les iroquois avaient donc une conception de la vie collective, du respect mutuel beaucoup plus évoluée et en avance sur la société dite « civilisée » d'hier et d'aujourd'hui où règne l'individualisme, le sexisme, le machisme, l'injustice, les inégalités sociales et de sexes.

 

Nous t'invitons à consulter le site de l'American Indian Movement: http://www.aimovement.org/

L'AIM a d'abord été créé pour lutter contre le racisme et les abus de la police dans le milieu urbain (car beaucoup d'indiens ont été chassés de leurs réserves et sont venus en ville dans les années 50/60) puis globalement contre le racisme, la politique coloniale américaine à l'encontre des indiens et pour promouvoir la mémoire et la culture indigène.

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