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Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr

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Black Panthers: ALL POWER TO THE PEOPLE

Cet article vise à retracer l'histoire des Black Panthers, leur expérience, contre ceux qui aujourd'hui (notamment Kemi Seba) salissent leur héritage et leur image.

 

« Les flics sont tous des porcs », « Si tu me tire dessus, je te tire dessus », « Black power », sont des phrases restées associées au Black Panther Party. Un parti mythique, né d’un mouvement de lassitude des Noirs Américains face à l’injustice raciale et à la brutalité policière dont ils étaient victimes. Lumière sur une aventure militante à la fois sociale, alternative et réaliste.

 

                            BPP2.jpg



Contexte politique


Début des années 60. Cela fait bientôt dix ans que Rosa Parks a refusé de céder sa place à un Blanc dans le bus, comme l’exigeaient les lois ségrégationnistes en vigueur. Depuis, le mouvement pour les droits civiques a pris de l’ampleur, les Noirs font entendre leurs revendications. Martin Luther King est le chef de file du mouvement pacifique, Malcolm X lui, adopte des méthodes plus radicales. Le premier est assassiné en 1968 alors que le second l’a été trois ans auparavant. Malgré tout, la prise de conscience et le mouvement de contestation des Afro-américains leur survivent.
Entre James Brown qui, en 1969, hurle son célèbre laïus « I’m black and I’m proud » et les coiffures afro arborées fièrement à tous les coins de rue des grandes villes nord américaines, les groupements et associations de revendications noirs fleurissent : ils dénoncent leurs conditions de vie, le racisme dont ils sont victimes, la violence policière, les incarcérations abusives… La création des Black Panthers sera plus qu’un écho à ces mouvements de protestation, ce sera à la fois leur voix d’expression et une réponse concrète à leurs requêtes.

Création des Black Panthers


À l’origine de la création des Black Panthers se trouvent deux hommes : Bobby Seale et Huey P. Newton. Ancien délinquant juvénile, Huey P. Newton est un fervent admirateur de Malcolm X. alors que Seale s’intéresse de près au programme de la NAACP, The National Association for the Advancement of Colored People. En 1966, ces deux militants en herbe se rencontrent et fréquentent diverses organisations censées poursuivre la mission de feu Malcolm X. Déçus par les revendications qu’ils jugent abstraites, ils décident de créer leur propre organisation.
Cette dernière sera radicale car le constat est évident : la philosophie de non-violence prônée par Martin Luther King ne prend pas ou peu. Si elle séduit les Américains, elle ne répond pas aux attentes concrètes des Noirs et ne change pas ses réalités quotidiennes. Aucune loi égalitaire n’est appliquée. Le changement doit donc se montrer rapide, quotidien, au cœur de la rue. De cette envie, naît une organisation révolutionnaire : le Black Panther Party For Self Defense. Inspirés par le marxisme et les théories sur la décolonisation de Frantz Fanon (voir encadré), les deux alliés créent un programme politique, qui s’adresse aux Noirs, en dix points. Entre autres, le plein emploi pour la communauté noire, des logements décents et la fin des brutalités policières.

 

                          BPP



Les actions fortes des Black Panthers

 

Sur ce dernier point, les deux hommes se montreront intransigeants dès le début. Car les policiers du pays multiplient les bavures et les arrestations aléatoires. Chaque jour, quelques Panthers armés, vêtus de noirs, munis de manuels de droits et de magnétophones, arpentent les rues d’Oakland en Californie et suivent les policiers pendant leurs rondes. Chaque arrestation est contrôlée, aucun écart à la loi n’est toléré. La « liberté de bavure » des policiers s’en trouve pour le moins réduite. Exaspérés, furieux, ces derniers ne peuvent pourtant rien faire puisque les Panthers, qui ne dissimulent pas leurs armes, agissent en toute légalité. Cette action ne signe là que le début des hostilités entre les forces de l’État et les hommes aux bérets noirs. En 1967, dans un quartier défavorisé d’Oakland, un feu de circulation hors service rend un carrefour particulièrement dangereux, plusieurs enfants y ont déjà perdu la vie ; la municipalité traîne à le remplacer, en dépit des nombreuses requêtes des habitants. Les hommes des Panthers s’installent donc chaque matin au carrefour et contrôlent eux-même la circulation. Peu de temps après, la municipalité, dépassée sur son propre terrain, se voit obligée de remplacer le feu. La succession d’opérations de ce genre ne fait qu’attiser la colère de l’État américain et de ses représentants envers cette organisation perçue comme potentiellement dangereuse par l’engouement qu’elle suscite parmi les Noirs.
En janvier 1968, les Panthers mettent en place leur plus célèbre programme : « Free breakfast for children ». Tout est dit dans le nom ; des petits déjeuners gratuits sont servis aux enfants chaque matin, afin qu’il puissent aller à l’école, étudier le ventre plein et, surtout, bénéficier d’un repas complet par jour. L’initiative se répercute dans le reste des États-Unis. Un an plus tard, dans plus de cinquante villes américaines, une dizaine de milliers d’enfants sont nourris chaque jour. Les Panthers s’investissent également dans des programmes de santé : service ambulancier gratuit, dépistage de la peste ou encore de la drépanocytose, une maladie génétique du sang qui touche presque exclusivement les populations noires.

 

Actions politiques

 

Après la police locale, c’est au tour de la police d’État - le FBI - de se pencher sérieusement sur le mouvement Black Panthers jugé trop populaire et trop bien organisé. L’organisation du parti est en effet parfaitement définie. Elle comporte un règlement interne très strict. En 1968, Bobby Seale en est le président, Huey Newton le ministre de la défense. Le premier ministre d’honneur est Stokely Carmichael. Eldridge Cleaver est le ministre de l’information tandis que sa femme Kathleen, est secrétaire aux communications. David Hilliard est nommé chef d’État major. Autofinancé, le parti a créé son propre journal dès 1967 : The Black Panthers Black Community News Service. Édité à 125 000 exemplaires en 1969, ce canard aligne toutes leurs revendications, dénonce la corruption et les bavures de la police, appelée « pigs », revendique fièrement ses idées marxistes et le droit des Noirs à l’autodéfense. Parallèlement, le réseau s’est étoffé. En 1968, le parti compte plus de 5 000 membres et 45 succursales aux États-Unis. Alors que les émeutes raciales s’enchaînent dans les grandes villes américaines, que la protestation contre la guerre du Viêt-Nam s’amplifie, le BPP apparaît comme une échappatoire auprès d’une grande partie des vingt millions de Noirs du pays.

 

                           black_panther_08_70_sized.jpg


Le Cointelpro


Le FBI va d’abord s’attacher à faire baisser cette popularité et à décrédibiliser les Panthers en leur attribuant de fausses déclarations. Hoover, le chef de la police fédérale, n’aura de cesse d’alerter la population face au danger que représente selon lui « les nationalistes noirs qui prêchent la haine ». Marxistes, influencés par l’expérience maoïste, les Panthers, proposent une alternative sociale et concrète au modèle américain. Leur pratique influence très vite les communautés indiennes qui créent les Red Panthers, asiatiques qui créent les Yellow Panthers, hispaniques avec les Brown Panthers et Blanches « tiers-mondistes » avec les White Panthers. Tous ces mouvements luttent pour l’émancipation de leur communauté dans une logique universaliste. L’Amérique conservatrice est terrorisée. Le FBI dispose néanmoins d’une arme fatale : le plan Cointelpro, un programme de contre-espionnage utilisé contre tous les ennemis potentiels des États-Unis, de Martin Luther King au Ku Klux Klan.
Une fois les Panthers clairement positionnées en ligne de mire, tous les coups sont permis, surtout les plus bas. Le FBI attise puis exploite les tensions entre les têtes du parti, notamment entre Eldridge Cleaver, installé en Algérie avec sa femme, et Huey P Newton ; usurpe leurs identités et envoie des lettres diffamatoires aux uns et aux autres. Le Bureau donne de fausses informations aux médias, attribuant aux Panthers un endoctrinement raciste à la jeunesse du parti. Par ailleurs, le parti est régulièrement infiltré par des policiers. Ceci permettra notamment au FBI de pénétrer, dans la nuit du 3 au 4 décembre 1969, dans l’appartement de Fred Hampton, jeune leader du parti à Chicago et de le mitrailler d’une centaine de balles en plein sommeil. Aucun des auteurs de cet assassinat ne sera inquiété.

Une mort lente

 

C’est un cercle vicieux. L’accumulation des actions du FBI entraîne une paranoïa au sein des Panthers, qui elle-même entraîne des tensions entre les différents chapitres. Fin 1971, le FBI a accomplit sa mission, le BPP est dévasté. La plupart de ses actions se réduisent à la base d’Oakland. Les membres sont divisés, l’influence se perd peu à peu. Un grand nombre de militants végètent en prison ou sont décédés. Le BPP survit discrètement quelques années après sa scission en 1971, notamment sous la direction d’une femme, Elaine Brown, puis est définitivement dissous en 1982.

Les Panthers ont marqué l’imaginaire des nouvelles générations. La désinformation du FBI a été un grand succès puisque, à ce jour, nombreux sont ceux qui associent à ce parti une idéologie ultra-violente et foncièrement raciste. Pourtant, ce parti marxiste a réussi avec succès à redonner espoir et fierté aux Noirs Américains, dont la situation aujourd’hui n’est guère plus reluisante que celle de ceux qui criaient leur colère lors d’émeutes urbaines, en tentant d’éviter les balles policières.
Maîté Koda.

 

 

 

 

 

black-panthers-led8oct06a.jpg

Un documentaire en deux partie sur le sujet:

 http://video.google.com/videoplay?docid=-133602836117593072#

 

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S
tdytdyt
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A
penis de chameau
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U
<br /> voici une brochure complète et documentée sur la question :<br /> <br /> http://futurrouge.files.wordpress.com/2009/11/black-panther-party.pdf<br /> <br /> salutations antifa<br /> <br /> PS: mon click droit ne fonctionne pas je m'en excuse !<br /> <br /> <br />
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