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  • : PEAUX-ROUGES Limoges
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  • : Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:16

Clarifications et précisions concernant l'histoire et notre utilisation des trois flèches

 

Les trois flèches sont un des symboles que nous arborons sur notre site et dans la rue. Des camarades nous ont fait remarquer à plusieurs reprises que nous arborions un « symbole de la SFIO » et donc en profitent pour nous qualifier de « sociaux-démocrates ». Nous n'entendons pas nous justifier de l’utilisation des trois flèches par le présent article, mais apporter quelques précisions et quelques pistes de réflexion. Nous entendons dépasser et dénoncer le jugement manichéen des gauchistes : « méchant » ou « gentil », qui va de pair avec le jugement avant-gardiste qui attribue bons et mauvais points à tout va, tout en méconnaissant les contextes et l’histoire.

 

PS: il est vrai que cet article ne porte pas réellement sur la critique de la social-démocratie mais nos avis sur cette question n'en sont pas moins tranchés. Nous ne cautionnons pas la vision et la stratégie de la social-démocratie et le réformisme via cet article, au contraire. Il s'agit uniquement d'une maigre fresque historique dans les courants modérés comme radicaux sociaux-démocrates. Nous n'avons pas pris l'initiative de la critique, simplement parce que ce n'est pas à nous de faire le bilan de l'échec des SPD et consor. Le bilan doit être tiré par les organsiations de classe.  Nous ne reconnaissons dans notre utilisation des trois flèches que sa vocation pratique historique de barrer les croix gammées.

 

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Quelques points historiques et de contexte.

 

La grande famille du Socialisme se divise en plusieurs petites familles rassemblées autour de stratégies différentes pour arriver à la destruction du capitalisme et instaurer le socialisme et l'émancipation individuelle et collective du peuple. Deux grands groupes se font alors face : les « révolutionnaires » et les « réformistes » (nous nous attacherons d'abord à ces derniers).

 

Bien loin du cliché d'aujourd'hui où chacun qualifie de « réformiste » tout ce qui est plus modéré que ce qu'il pense, le réformisme historique est un véritable courant socialiste de transformation sociale et d'inspiration marxiste. Il a pour stratégie le passage au socialisme par étapes et dans un processus pacifique. Il entend ainsi éviter un affrontement avec la bourgeoisie. Cette vision de la construction du socialisme par étape a conduit les réformistes à privilégier la conquête des institutions, celles-ci devant se mettre au service de réformes destinées à réduire le pouvoir de la bourgeoisie au profit du prolétariat.

C'est pourquoi les partis et organisations se définissant aujourd'hui comme « révolutionnaires », « anticapitalistes », ou encore « d'extrême-gauche », mais qui en même temps se présentent sur une quelconque liste pour des élections, à commencer par l'échelle locale ou municipale, ne sont en aucun cas « révolutionnaires » : ils sont réformistes, au sens historique du terme. Le réformisme a échoué par son manque d'action pour faire naitre une contre-société prolétarienne. Pire, plus il s'est engouffré dans la collaboration avec la bourgeoisie libérale sur le plan institutionnel pour des alliances contre des forces plus réactionnaires sur le même échiquier, et plus son « socialisme » s'est transformé en libéralisme, pour tenter de créer un « capitalisme à visage humain ». C'est le cas aujourd'hui de tous les « partis socialistes » européens.

 

La vraie crise du réformisme intervient d'ailleurs en 1973 avec le coup d'Etat de Pinochet au Chili. Le président Salvador Allende et son parti socialiste authentiquement réformiste pensaient abattre le capitalisme par une succession de réformes mises en œuvre par l'Etat et appuyées par le peuple. Lors du coup d'Etat militaire, le gouvernement refusa de donner les armes au peuple et condamna ainsi son régime, et son peuple, au massacre et à la dictature.

 

Opposés à la stratégie réformiste, les « révolutionnaires », qui sont eux-mêmes divisés en plusieurs groupes selon deux configurations stratégiques et organiques : les révolutionnaires d'organisations politiques - partis (marxistes, libertaires) et les syndicalistes révolutionnaires (dont les Redskins Limoges se sentent les plus proches).

 

Création du symbole des trois flèches

 

Origine

 

Revenons donc à nos trois flèches. Même si on ne sait pas précisément d'où elles viennent, Serge Tchakhotine en a revendiqué la paternité. Ce menchevique (marxiste-réformiste russe) s'exile de Russie vers l'Allemagne suite à la prise du pouvoir par les bolchéviques (léninistes - révolutionnaires de parti). Membre du SPD (Parti Social-Démocrate Allemand), il en devient vite le théoricien pour ce qui est de la psychologie de masse. Il tient aussi ce rôle au sein de la classe ouvrière elle-même, car le SPD bien que réformiste était un authentique parti ouvrier. Il est le premier dans cette théorie à étudier et analyser le choc et l'influence psychologique que le nazisme a sur les masses via la symbolique (issue notamment des mythologies guerrières germanique, scandinave et romaine).

Évidemment, avant lui, des expériences similaires ont déjà été pratiquées au sein du mouvement ouvrier (notamment en Italie contre les fascistes de Mussolini). Des groupes prolétariens armés, les « Arditi del popolo », ont utilisé une symbolique ouvrière guerrière comme leur symbole de tête de mort ornée d'une couronne de laurier et le glaive rougeoyant entre les dents (symbole que nous avons également repris).

 

Serge Tchakhotine est donc l'un des initiateurs de la propagande moderne dans un contexte très tendu de guerre idéologique entre révolutions socialistes et réactions fascistes.

A partir du début des années 1920, l'Allemagne est plongée au cœur de la propagande nazie, copiée sur le modèle fasciste italien. Cette nouvelle propagande, issue du mouvement artistique « futuriste » italien, frappe les sens et empêche la réflexion critique d'individus immergés dans une symbolique paramilitaire (uniformes, défilés, drapeaux, hymnes, propagande guerrière antique...).

Tchakhotine est convaincu que si le prolétariat veut assurer la victoire finale contre le capital et son bras armé fasciste, il faut contrer Hitler et les nazis sur leur propre terrain : la sollicitation émotive des masses. C'est là que des symboles sont créés pour contrer les croix gammées et les autres symboles ésotériques nazis. Les trois flèches deviennent le plus populaire d'entre eux, car elles forment un symbole simple à faire, en ayant vocation à barrer de trois traits sur les murs la propagande nazie.

Dans le même élan, le SPD et le KPD (Parti Communiste Allemand) créent leurs propres organisations ouvrières d'autodéfense armée et paramilitaires : la Reichbanner et le Rotefrontkampferbund (« front de combat rouge ») comprenant de multiples sections locales et régionales coordonnées, comme le « Front d'Airain », pour se protéger des agressions.

 

C’est un succès immédiat. Les nazis commencent à subir des raclées dans les rues, les locaux syndicaux et prolétariens défendent chèrement leur peau face à leurs assaillants. Mais le Parti Social-Démocrate, bien qu'engagé sur ce terrain armé, maintient en parallèle sa vision réformiste malgré la situation grave qui est en train de se jouer. Les dirigeants refusent d'appliquer à l'échelle du parti les procédés de contre-propagande conseillés par Tchakhotine, isolant petit à petit les groupes ouvriers qui se battent dans la rue et laissant la victoire au nazisme mieux structuré et plus convaincu qu'une fois que les rues sont contrôlées c'est toute la société qui l'est.

Tchakhotine organisa avec ses propres ressources, contre l'avis de son parti, la propagande dans certaines régions d'Allemagne ; c'est là où les trois flèches furent les plus utilisées, par des sections dissidentes du SPD partisanes des conseils de Tchakhotine et de l'action armée. Comme il y avait encore en parallèle des élections, ce sont ces régions où le SPD fut largement devant le NSDAP (Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands).

Les trois flèches, devenues populaires dans le combat antifasciste, furent alors reprises et généralisées par le SPD pour maintenir les sections « opposantes » (celles fidèles aux préceptes de Tchakhotine) au sein du parti.

 

La signification

 

Bien que créées par un social-démocrate, les trois flèches n'ont pas été LE symbole de la social-démocratie, elles ont été imaginées pour pouvoir être utilisées massivement dans la rue par tout militant opposé au nazisme. Simples à faire et à comprendre, elles servaient à barrer rapidement la propagande nazie.

Outre cette vocation, elles avaient un sens particulièrement psychologique : leur orientation allait d'en haut à droite frappant en bas à gauche. Tchakhotine voulut sans doute créer ce symbole pour montrer à la classe ouvrière, et au peuple en général, qu'un pouvoir supérieur au nazisme, plus organisé, plus discipliné, pouvait l'anéantir.

Les trois flèches constituent donc un symbole guerrier marquant un combat frontal et violent, loin de l'image pacifiste du réformisme. On peut aussi y associer des mots d'ordres ternaires comme « Pain, Paix, Liberté », ou alors souvent arboré « Unité, Activité, Discipline », ou encore aujourd'hui avec notre mouvance « Liberté, Egalité, Solidarité ».

 

Malgré l'éloignement de Tchakhotine, dénonçant la passivité de la direction devant les évènements, le SPD s'est réapproprié le logo des trois flèches sur des affiches de propagande électorale, dont une célèbre où l'on voit une flèche frappant la royauté et l'empire, la deuxième le nazisme, et la troisième le marxisme-léninisme (plus exactement le stalinisme, même si le symbole marteau-faucille arboré n'est pas le symbole de Staline). Car il faut rappeler que Staline était alors à ce moment bien installé sur son trône autoritaire.

 

Concernant la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière)

 

A propos de la SFIO maintenant, qui arbora également les trois flèches dans les années 30 via les exilés socialistes et communistes allemands. Il faut savoir que ce n'est pas non plus la tendance la plus modérée de la SFIO qui importe et diffuse ce logo, mais la plus radicale, celle qui se définit comme marxiste mais anti-stalinienne.

 

Tchakhotine, après avoir quitté l'Allemagne, s'exile au Danemark, puis arrive en France au printemps 1934 où il adhère à la SFIO, dans la fédération de la Seine. C’est là qu’il rencontre Marceau Pivert et ses militants qui forment la tendance la plus radicale au sein de la SFIO. Ces derniers deviennent très vite adeptes des conceptions de Tchakhotine concernant l'autodéfense armée pour le prolétariat. La SFIO, très majoritairement réformiste, est mise devant le fait accompli suite à l'émeute fasciste de février 1934. Les pivertistes poussent à la création de milices ouvrières de défense et de services d'ordre armés. Les TPPS (« Toujours Prêts Pour Servir ») voient le jour suite à ça, ne respectant pas les directives du parti et se chargeant de nettoyer le département en attaquant les meetings, les défilés et les apparitions publiques de l'extrême-droite, aux côtés des jeunesses communistes et des militants de la CGTU. C'est d'ailleurs ce qui concrétisera en partie le rassemblement des différentes forces de gauche, en 1936, impulsé par les sections jeunes activistes antifascistes des différentes organisations se retrouvant lors d'actions coups de poing.

 

Le logo des trois flèches se généralise donc dans et par la Fédération de la Seine, qui signe avec ce symbole les affiches et les tracts sous influence de Marceau Pivert. Ce dernier crée en 1935 la tendance « Gauche Révolutionnaire » à l'intérieur de la SFIO et est élu dirigeant de la fédération départementale. Les trois flèches deviennent en France le symbole de la tendance pivertiste. Celui-ci dénonce la stratégie électorale du Front Populaire et préconise un Front fondé sur le combat social et les organisations ouvrières.

Suite à la victoire du Front Populaire en juin 1936, il exhorte Blum à rompre avec le capitalisme, mais ce dernier, réformiste, est méfiant vis-à-vis du monde ouvrier et de cette grève générale qui est en train de l'obliger à prendre directement les mesures sociales d'exception promises lors de sa campagne.

 

Déçu par la politique trop modérée de Blum, Marceau Pivert rompt avec la SFIO en 1937 et crée le PSOP (Parti Socialiste Ouvrier-Paysan). On peut trouver une certaine ressemblance avec le BOC catalan (Bloc Obrer y Campesino – Bloc Ouvrier et Paysan) créé par les Comités Syndicalistes Révolutionnaires espagnols, qui donnera le POUM (Partido Obrero de Unificación Marxista – Parti Ouvrier d'Unification Marxiste). D'ailleurs, beaucoup de militants du POUM exilés d'Espagne suite à la défaite contre les franquistes rejoindront en France le PSOP de Pivert qui oscille entre marxisme anti-autoritaire et réformisme radical (sans compromis). Le parti sera interdit et dissout sous le régime collaborationniste de Vichy en 1940.

 

Notre utilisation aujourd'hui

 

Après ce petit côté historique des trois flèches, nous en arrivons donc à notre utilisation aujourd'hui.

Tout d'abord, les Redskins Limoges sont d'orientation révolutionnaire et anti-autoritaires. Seulement « d'orientation », parce que nous ne nous considérons pas comme une fin en soi. Nous n'avons pas la prétention comme d'autres collectifs ou groupes antifascistes de se revendiquer « anticapitalistes », tout simplement parce que ce n'est pas notre rôle.

Etre « anticapitalistes », c'est être organisés dans une structure de classe qui peut assumer et assurer la lutte de classes au quotidien avec comme objectif la destruction du capitalisme. Nous ne sommes qu'une petite structure informelle et activiste temporaire, notre but étant au travers de notre engagement dans les organisations de classe, de gagner celles-ci à la nécessité de s'organiser en force de combat massive antifasciste et de classe.

Nous nous sommes réappropriés le logo guerrier des trois flèches, non pas pour saluer les idées social-démocrates de Tchakhotine, mais pour saluer ses initiatives dans le domaine de l'autodéfense prolétarienne, parce qu'il est le premier à l'avoir structurée et propagée massivement. Nous revendiquons cet héritage des Arditi del Popolo et des formations prolétariennes d'autodéfense contre le fascisme et le capital ; il est donc important pour nous que les trois flèches ne tombent pas dans l'oubli et ne soient pas uniquement vues par l'apport réformiste de l'organisation qui se les est appropriées. Les trois flèches sont en dehors de l'idéologie de celui qui les a créées, un moyen simple, rapide et efficace de contrer la propagande fasciste et réactionnaire dans les rues.

 

De plus, les sections redskins/RASH qui utilisent le plus ce symbole aujourd'hui sont le RASH Bogota et le RASH Roma, largement composées de militant-e-s anarchistes, léninistes et marxistes-léninistes, c'est à dire opposé-e-s à la stratégie social-démocrate. On ne peut donc comparer l'utilisation des trois flèches aujourd'hui à de la propagande SFIO ou « social-démocrate ». Ces organisations se les sont appropriées à une époque donnée, les trois flèches sont tombées dans l'oubli, à nous aujourd'hui de les remettre au devant de la scène avec nos propres valeurs suivant les conseils de Tchakhotine en matière d'antifascisme.

 

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commentaires

Axel 30/03/2015 14:56

Merci pour ce précieux éclairage!

more here 25/11/2013 10:44

I do believe that it is high time that there is radical change in the manner in which the people are viewing politics. Most people are in the belief that politics is a power monger job to make a fat pocket and the politicians are doing very little in changing that image!

Redskin 01/12/2011 19:29

Salut,

plutôt d'accord avec toi. Néanmoins quand tu dis "A l'époque, leur hsitoire était entachée par la trahison du prolétariat", oui mais dans ce cas comment peut-on expliquer que le SPD resta alors un
parti authentiquement ouvrier (en terme numérique et de pourcentage le prolétariat compose 93% du parti)... malgrés les trahisons. Surement alors que le contexte est beaucoup plus compliqué que le
jugement manichéen que tu affirme. Le SPD n'est pas un bloc homogène, il a sa base largement composée de prolétaires déjà parce que le SPD contrôle tout milieu syndical à ce moment là.
N'oublions pas que notre jugement aujourd'hui n'est fondé que par l'approche idéologique contemporaine que l'on a de cette histoire. Ce qui pour nous aujourd'hui peut apparaitre évident ne l'est
surement pas à l'époque dans la conscience prolétarienne.

Il évident que nous condamnons le SPD, ses trahisons, mais nous saluons l'initiative de cette frange regroupée autour de Tchakhotine qui préconise l'autodéfense armée et qui va ensuite se
populariser dans la frange pivertiste en France.

arko 01/12/2011 14:14

Salut

Ne t’inquiète pas pour moi, je me penche depuis longtemps sur les trahisons des anciens « compagnons de la révolution » que ce soit chez les socialistes ou les communistes.
Je suis d’accord avec toi pour dire que la trahison des révoltes prolétariennes n’est pas l'apanache des sociaux-démocrates. Les léninistes et autres communistes autoritaires se sont toujours très
bien débrouillés dans ce domaine.
Quant à certains militants antifascistes qui ont par la suite rejoins les nazis, on était ici en face de quelques individualités, certainement pas d’un phénomène de masse.
Dire le contraire, c’est affirmer que les extrêmes se rejoignent, qu’il n’y a finalement pas de différence entre l’extrême gauche et l’extrême droite, que le « serpent se mord la queue ». C’est un
argument très prisé a droite et au centre gauche (notamment chez les sociaux démocrate).

Qu’il y ait plusieurs ailes gauches ou pas au SPD, cela m’importe peu.
Les faits parlent d’eux-mêmes. Que tu le veuilles ou non, ils ont trahi la classe ouvrière et la révolution en 1919 en Allemagne en utilisant des milices d’extrême droite.
Leurs histoires de tendance ça les regarde. Quand on entre dans un parti, syndicat ou orga politique, on en accepte son histoire et ses fondamentaux. A l’époque, leur histoire était entachée par la
trahison du prolétariat et par la soumission à la bourgeoisie (la frange progressiste, certes). Tchakhotine en s’enrôlant au SPD a accepté tout ça même si certains de ses choix (essentiellement
tactiques) allaient à l’encontre de la direction du SPD. Il ne s’en est éloigné que tardivement.

Je pense vraiment qu'on n’a pas besoin de référence social démocrate et d’un sigle popularisé en France par l’ancêtre du PS (la SFIO) pour contrer le fascisme.
S’il nous manque un sigle spécifiquement antifa pour barrer les croix gammées et celtiques, à nous d’en inventer un nouveau !

Salutations libertaires.

PS : Désolé, je ne connais pas du tout les articles de « Voies Lactées et consort ».

arko 24/11/2011 23:34

Merci pour cet éclairage! Je savais tout juste que les 3 flèches dataient de l'entre-deux-guerres, pas plus...
En résumé, ce signe a été inventé par l'aile gauche du SPD, le parti social-démocrate allemand.
Ce même SPD qui a demandé aux "Freikorps" (milice paramilitaire contre-révolutionnaire) de tirer sur la foule à Berlin (des milliers de morts) en 1919 pour écraser dans le sang la révolution
allemande et remettre au pouvoir la bourgeoisie.
Ces mêmes Freikorps" qui seront le noyau dur des futurs SS et SA du parti nazi.
En gros, les antifas d'aujourd'hui utilisent un symbole créé par ceux ont utilisé les futurs nazis pour noyer dans le sang une révolte prolétarienne.

Moi qui aimait bien ce symbole, je ne risque pas de le réutiliser.

REDSKINS Limoges 25/11/2011 08:19



Camarade,


je crois que tu ne prends pas en compte nos explications sur l'utilisation. Et que tu ne prends pas en compte la diversité de tendance et de contradictions que traverse le SPD à cette époque.


Crois-tu que la trahison des révoltes prolétariennes soit l'apanache des sociaux-démocrates ? Les léninistes et les libertaires à travers l'histoire ont eu leur cota de sang ouvrier sur les mains
pour la simple question du pouvoir et de l'influence. Des miltiants communistes PCF comme des militants libertaires de la CGT-SR, en France, deviendront des volontaires pro-nazis dénonçant
leurs anciens camarades pendant la seconde guerre mondiale pour une simple de revanche, une simple question de sectarisme et d'organisation affinitaire entre les deux CGT (CGT-U et CGT-SR)
de l'entre deux guerres.


Premièrement les trois flèches ne furent pas inventé par l'aile gauche du SPD mais par Tchakhotine. Deuxièmement, il y'a plusieures ailes gauches dans le SPD. On ne parle que de ceux qui
revendiquent l'action armée ouvrière. Troisièmement nous utilisons ce symbole que pour la vocation qu'il a: barrer les croix gammées.


Tu ne peux mettre dos à dos la base et la direction d'une orga quand celle-ci est régie par un système ultra hiérarchisé et centralisé.


Je t'invites à te pencher sérieurement sur la question, à mener des recherches sur ce sujet plutôt que de lire les articles de Voie Lactée et consor.


 


Fraternellement.