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  • : PEAUX-ROUGES Limoges
  • PEAUX-ROUGES Limoges
  • : Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 13:00

Le "Torchon Brule Attisons-le !" association féministe et révolutionnaire de Limoges vous convie à une journée contre les violences faites aux femmes.

 

Le programme:

Sans titre

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:24

Simple dédicace aux potes de "Sang Mêlé" qui viennent de sortir leur premier CD. Du beau travail ! Info sur leur site et sur l'image ci-dessous.

http://sangmele.wix.com/officiel

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Clip "Ni Oubli Ni Pardon":http://www.youtube.com/watch?v=arkmq-d-p7o

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 10:13

Musée de la Résistance - Espace C.I.T.E. (auditorium) – Rue de la Providence à Limoges – Jeudi 30 mai 2013 – 19h30

Entrée libre et gratuite. Renseignements : 05 55 45 84 44.

A l’invitation de la Ville de Limoges et du musée de la Résistance, Olivier Wieviorka, historien de renommée internationale, animera une conférence sur la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage sur le sujet : « Histoire de la Résistance - 1940-1945 » (éditions Perrin, janvier 2013). Une séance de dédicace aura lieu à l'issue de la conférence. Son nouveau livre sera en vente à l'accueil du musée.

Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des Universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale, auxquelles il a consacré plusieurs livres dont une Histoire du Débarquement qui fait autorité et Une certaine idée de la Résistance. Défense de la France : 1940-1949. Il est également l’auteur, avec l’historien Pascal Plas, du programme scientifique élaboré pour le nouveau musée de la Résistance de Limoges inauguré en janvier 2012.

 

Parce qu'elle repose sur l'engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes. Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d'une Résistance regroupée derrière l'altière figure du général de Gaulle. Ce livre aborde sans tabous l'ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l'armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l'efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l'engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l'histoire et la mémoire nationales.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:47

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 22:46

Appel des Redskins Limoges pour l’organisation d’un rassemblement contre la venue de Marine Le Pen.

Considérant que la situation actuelle favorise la montée de l’extrême droite sous toutes ses formes, tant en France que dans toute l’Europe, il nous apparait nécessaire de ne pas laisser l’espace public à la libre disposition des nervis fascistes (du Front National ou d’ailleurs).

Dans ce but, nous appelons à un large rassemblement le samedi 18 mai à 10h00 place de la république à Limoges afin de rappeler que les fascistes ne sont nulle part chez eux, ni en Limousin, terre de Résistance, ni ailleurs.

Collectif des Redskins Limoges

 

Signataires de l'appel : Confédération Générale du Travail Haute-Vienne (CGT87) ; Union Locale Confédération Nationale du Travail 87 (CNT87) ; Jeunes communistes Haute-Vienne (JC87) ; Union Prolétaire Antifasciste Creusoise (UPAC) ; Comité Syndicaliste Révolutionnaire 87 (CSR87) ; SOS RACISME Haute-Vienne ; Le Torchon Brûle Attisons-le ; Parti Communiste Français Haute-Vienne (PCF87) ; les Jeunes Ecologistes du Limousin ; Organisation Communiste Marxiste-Leniniste Voie Prolétarienne (OCML-VP),...

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 07:48
Communiqué du collectif Peaux-Rouges Limoges (Redskins Limoges)
Le 23 octobre 2012, une petite centaine de personnes se réunissaient à Limoges et dans 74 autres villes de France contre le mariage et l’adoption des couples de même sexe. Cette manifestation répondait à l’appel d’Alliance Vita, association pro-vie créée en 1993, conservatrice, anti-avortement, anti-euthanasie, et on en passe et des meilleures… En réponse, le 3 novembre 2012, près de 250 personnes se réunissaient place de la Motte pour une réponse pacifiste et originale organisée via les réseaux sociaux par les principaux-ales concerné-e-s et soutenue par différentes organisations et associations.
 
La valse des rassemblements des « pros » et des « contres » n’est pas prête de s’arrêter. Si le projet de loi a été présenté le 7 novembre en conseil des ministres, deux rassemblements contre la loi sont d’ores et déjà prévus au niveau national le week-end prochain. Le 18 novembre à Paris devant le ministère de la famille, CIVITAS (institut catholique intégriste visant à reconquérir la France par le christianisme) organise une manifestation contre le projet accompagné d’organisations toutes plus progressistes les unes que les autres : l’Association Catholique des Médecins et Infirmières, Laissez-les-Vivre (anti-avortement), le Mouvement Catholique des Familles, Renaissance Catholique, SOS Tout Petits (anti-avortement encore), SOS Mamans (anti-avortement toujours)… Le 17 novembre, c’est dans toutes les villes de France que le collectif « La Manif pour Tous », créé tout spécialement pour l’occasion, appelle à manifester, toujours contre le projet de loi.
 
Si ces rappels de dates peuvent paraitre un peu longs, c’est parce que nous préférons parler de faits concrets déjà produits ou en passe de se produire… Ces derniers jours, de nombreuses organisations, qu’elles soient de gauche ou de droite, qu’elles se considèrent comme progressistes ou conservatrices, qu’elles se réclament de l’une ou l’autre des grandes religions monothéistes se sont exprimées. Toutes ont un joli point commun : elles savent mieux que les principaux-ales concerné-e-s, mieux que quiconque, ce qui est « bon »pour les homosexuel-le-s (« bon » se référant ici à la morale judéo-chrétienne qui imprègne tous ces discours).
 
Nous ne voulons pas nous placer dans cette optique. Nous pensons, et réaffirmons, que les mieux placé-e-s pour défendre leurs droits et exprimer leurs désirs sont les homosexuel-le-s elles et eux-mêmes ! Cependant, dans les perspectives antiracistes, antifasciste, antisexistes et anticapitalistes que nous prônons et défendons aussi souvent que ça nous est possible, il nous apparait essentiel de soutenir toutes les formes de lutte en faveur de l’égalité des droits pour tou-te-s. Qu’il s’agisse du droit à se marier (si l’envie leur prend), à adopter des enfants ou de tout autre droit. Qu’il concerne les couples de même sexe ou n’importe quelle partie de la population considérée par les politiques comme une « minorité ». Nous serons aux côtés de ceux et celles qui luttent en ce sens, quelle que soit notre propre orientation sexuelle et notre propre vision du mariage !
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S’il fallait en venir à défendre ce qui nous apparait comme une évidence et à argumenter contre des positions plus que rétrogrades, voilà ce que nous répondrions. L’accès à tou-te-s au mariage et à l’adoption quelle que soit leur orientation sexuelle n’est ni un bouleversement (encore moins majeur ou dangereux), ni un changement de civilisation (à moins que l’on considère que les morales religieuses déterminent les civilisations…) mais l’évolution logique de lois qui doivent suivre la réalité des modes de vie. D’ailleurs, on peut s’en référer à d’autres civilisations : dans l'antiquité, les grecs et les romains considéraient l’homosexualité et la bisexualité comme des pratiques sexuelles entrant totalement dans la norme (il suffit de relire Platon…), c’est l’arrivée du christianisme (et des autres grandes religions monothéistes), notamment au Moyen-Age, qui l’ont fait devenir un comportement « déviant » et « irrationnel ».
 
Quand on sait qu’actuellement un mariage sur trois se termine par un divorce, que de plus en plus de femmes (mais aussi quelques hommes) élèvent seul-e-s leurs enfants… on se demande en quoi l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples du même sexe pourraient aggraver la situation… D’ailleurs, dans les faits, ces situations existent déjà : des couples de même sexe élèvent ensemble leurs enfants, mais l’un des deux parents n’a aucune existence aux yeux de la loi : il ne peut pas aller aux réunions à l’école, signer des papiers médicaux pour son enfant, il doit constamment expliquer (et même justifier !) le lien qu’il a avec son enfant qui ne porte pas son nom… Ces parents existent, il est temps de s’en rendre compte !
 
Le bonheur ne se trouve pas dans le carcan d’une institution morale mais dans l’amour que se portent les membres d’un couple ou d’une famille, quelle que soit leur orientation sexuelle !
 
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 22:22

Voici notre deuxième brochure. Elle a pour but d'analyser le mécanisme instinctif des pulsions de l'être humain, et de comprendre comment les fascismes ont réussi à contrôler et maîtriser ces pulsions pour pouvoir s'imposer. Elle permet également d'exposer notre point de vue sur la lutte et la stratégie antifasciste qui nous semble cohérente et adéquate à mener.

 

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Au sommaire:

 

Introduction

 

 

1) Quelques bases

 

A. Les 4 pulsions naturelles, élémentaires à la vie

 

B. Les réflexes conditionnés

 

C. L’association des pulsions et l’influence sur l’activité humaine

 

D. Symbolisme et propagande

 

 

 

2) Le succès du fascisme

 

A. Mise au pas et intimidation symbolique

 

B. Organisation de la propagande et de la violence

 

C. Démagogie sociale et antisémitisme

 

D. Appel à l'émotivité

 

 

 

3) L'Antifascisme Instinctif

 

A. Optimisme et activisme

 

B. User et démotiver l'ennemi, dans la rue

 

C. Combat psychique, symbolique et physique

 

D. Purification et adaptation du Marxisme

 

E. Education, Organisation, Révolution, Emancipation

 

 

 

 

Nous contacter à peaux_rouges@yahoo.fr

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 20:03

C'est sous un soleil de plomb qu'avaient lieu aujourd'hui à Limoges deux évènements: La 68ème commémoration de la Libération de Limoges place des Carmes ainsi que l'inauguration de la rue Thérèse Menot entre Limoges et Feytiat, près du lieu-dit "Les Vergnes de Crochat".

 

Rappel Historique via un article de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants, section Haute-Vienne (ANACR).

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18 juin: premier appel du général de Gaulle à la résistance

Août: des agents de France libre mettent sur pied des réseaux de renseignements

26 – 28 août: ralliement à la France libre du Cameroun et de la quasi-totalité de l’Afrique équatoriale française

Novembre 1941: formation du mouvement Combat, à Grenoble

Février 1942: naissance des Francs-tireurs et partisans français

11 novembre 1942: l’armée allemande envahit la zone libre

Novembre 1942: création de maquis en zone Sud

29 janvier 1943: fusion des trois principaux mouvements de zone Sud et création des MUR (Mouvements Unis de la Résistance).

Janvier 1943: des maquis s’implantent en zone Nord

27 mai: création du Conseil national de la Résistance

3 juin: création du CFLN, Comité Français de Libération Nationale

21 juin: arrestation de Jean Moulin

Février 1944: formation des FFI, Force Française de l’Intérieur

2 juin: le CFLN devient gouvernement provisoire de la République française

6 juin: débarquement allié en Normandie

19-25 août: libération de Paris grâce à l’action de la Résistance et de la 2e division blindée du maréchal Leclerc

Fin août 1944: Pétain quitte la France pour l’Allemagne ; le général de Gaulle installe le Gouvernement provisoire de la République française à Paris

8 mai 1945: capitulation de l’Allemagne, fin de la guerre en Europe.

 

 

La Résistance en Haute-Vienne

En juin 1940, les conditions de l’armistice placent la Haute-Vienne en zone non occupée, dite « libre ». Elle deviendra occupée avec le reste de la France le 11 novembre 1942.

Dès l’été 1940, des personnes qui se connaissent pour des raisons politiques ou amicales : communistes, franc-maçons, socialistes et militants chrétiens se contactent pour faire « quelque chose ». A Limoges, à Saint-Junien, dans les cantons du sud de la Haute-Vienne sur l’initiative de Georges GUINGOUIN, des tracts, des journaux clandestins sont fabriqués et distribués malgré l’interdiction. Ils dénoncent la politique de PETAIN et appellent à des manifestations. Du fait de la répression effectuée par la police de Vichy contre les résistants et contre les Juifs et la collaboration avec les nazis, dès 1944 et dans les années suivantes des réseaux et des mouvements s’organisent.

 

En janvier 1941 les organisations spéciales de Limoges, structure armée du parti communiste s’organise à Limoges. A la même époque, Georges GUINGOUIN qui fait des fausses cartes d’identité pour des dirigeants du parti communiste recherchés, doit se cacher et passe à la clandestinité et devient « premier maquisard de France ». A l’été 1941, le Mouvement Libre se met en place à Limoges, il sera réprimé et démantelé par des arrestations, des déportations, des exécutions en 1943 et 1944.

En 1942, se créent les mouvements : Front National, Combat et Franc-tireur. A cette époque, Georges GUINGOUIN qui vit en clandestinité autour de St Gilles les forêts commence à organiser le premier maquis du département et commence les actions visant à empêcher que le ravitaillement parte en Allemagne. Condamné, sa tête sera mise à prix.

 

En 1943, après que les Allemands se soient installés en Haute-Vienne des mouvements fusionnent et se constituent : les MUR (Mouvements Unis de Résistance), l’ORA (Organisation de la Résistance Armée). Les maquis Armée Secrète et les Francs Tireurs Partisans s’implantent et sont grossis par les jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire qui choisissent la clandestinité pour échapper aux recherches de la police française et nazie, plutôt que d’aller travailler dans l’agriculture où l’industrie en Allemagne. Georges GUINGOUIN organise son premier maquis avec des hommes cachés dans la forêt de Châteauneuf la forêt, il commence la lutte armée en se procurant des explosifs et organise des sabotages qui vont avoir un grand retentissement. Les maquis vont prendre de plus en plus d’importance, intégrés à la population qui les cache, les nourrit, les renseigne. Ils reçoivent le renfort de ceux qui ne sont pas recherchés : les « légaux ».

 

L’armement reçu lors des parachutages des Alliés après le débarquement du 06 juin 1944 permettra le développement nécessaire des combats contre les forces occupantes. Malgré la tentative d’encercler le maquis de Georges GUINGOUIN (le plus important par ses effectifs et le nombre de ses actions) pour le détruire les nazis seront repoussés lors des combats du Mont-Gargan en juillet 1944.

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La libération de Limoges

I. Chronologie des faits ayant précédé la libération de Limoges

 

Guingouin a été nommé chef des FFI de tout le département de la Haute-Vienne. De Juin au 10 Août 1944 tous les documents consultés confirment l’efficacité de la Résistance. Le département est sous le contrôle des maquis sauf un îlot de 10 km de rayon autour de Limoges.

Les effectifs en présence sont estimés, côté allemand à 1000 hommes dont 600 combattants, côté maquis à 5500 hommes armés.

Au mois d’Août, les troupes Allemandes sont considérées comme un danger, qu’il faut détruire. Les alliés ont donc décidé de bombarder toutes les casernes de Limoges occupées par les troupes Allemandes, néanmoins ce projet de bombardement a été annulé au dernier moment. Le colonel Guingouin, préfère tenter d’obtenir la reddition des troupes Allemandes plutôt que d’engager une bataille où la population aurait subi de très grosses pertes.

Les Allemands ne veulent toutefois pas négocier leur départ directement avec Guingouin : ils considèrent les Résistants comme des terroristes. C’est un intermédiaire Jean d’Albis, consul de Suisse à Limoges, qui va conduire les discussions avec le général Gleiniger.

 

II. La libération de Limoges

 

Le 17 Août la milice quitte Limoges. Le préfet entre en contact avec les Résistants pour les informer de la prochaine ouverture de la ville au maquis.

Dès le 19 Août 1944, la négociation auprès des autorités d’occupation commence pour obtenir la reddition de la garnison Allemande sans qu’il y ait de sang versé. Des instructions très précises sont données pour une capitulation sans condition. Un rendez-vous est pris le 20 Août 1944 à 12h45 à la kommandantur. Les conditions proposées sont rejetées par les Allemands. Georges Guingouin réplique immédiatement en expliquant que la ville était encerclée par 1500 hommes du maquis, en cas de refus le centre serait bombardé sans hésiter par les alliés.

Le 20 Août Guingouin informe Staunton, major de la mission interalliée, que les entretiens préalables à une entente pour la libération de Limoges sont en cours.

Le 21 Août 1944 après un accord, la reddition est prévue à 20 heures mais une fusillade retarde l’entrée de Guingouin et de ses hommes dans Limoges. Le plus gros effectif de la garnison allemande a commencé de quitter la ville dès 17 heures. Lors de cette opération le général Gleiniger trouve la mort dans des conditions encore mal éclaircies (sans doute a-t-il été assassiné par les SS).

Tous ceux qui portent un uniforme allemand qui ne se seraient pas échappés seront fait prisonniers par les Résistants maîtres de la ville.

Limoges a ainsi été entièrement libérée par la Résistance.

Thérèse MENOT : une figure et un emblème de la résistance des femmes en Limousin

Thérèse MENOT avait 20 ans lorsqu’elle est entrée dans la Résistance. Elle habitait rue de Solignac à Limoges. Ses parents étaient cheminots. Elle a travaillé comme dactylo à la Sécurité Sociale puis est entrée à l’usine Gnome et Rhône sur la demande de résistants, au Service Comptabilité. L’usine fabriquait des moteurs d’avions pour l’Allemagne.

Thérèse MENOT, engagée dans le mouvement Combat, participait à la fabrication de faux papiers pour des jeunes ouvriers cachés dont un certain nombre étaient Juifs. Elle tapait à la machine et faisait des tracts et journaux clandestins qu’elle distribuait à vélo cachés dans sa sacoche car elle n’était pas fouillée. C’était la seule femme du groupe. Elle se considérait comme un « petit doigt dans cette organisation ». Elle a été dénoncée par une Alsacienne qui travaillait au secrétariat des Allemands. La Gestapo l’a arrêtée, l’a interrogée, et l’a battue afin qu’elle donne les noms d’autres camarades. Elle a ensuite été jetée en prison à Limoges puis déportée à Compiègne dans un camp de rassemblement. Elle a ensuite été déportée dans le camp de concentration de Ravensbrück au nord-ouest de l’Allemagne près de la Baltique.

 

Elle faisait partie d’un des plus gros convois (880 femmes) dans des wagons à bestiaux. A sa libération, elle a enduré un voyage de 10 jours, elle est passée par le Luxembourg, où elle est arrivée en camion dans un camp de rassemblement. Elle a pris le train et a débarqué à Limoges toute seule dans ses habits de déportée en 1944. 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 09:54
C’est sous ce cliché stéréotypé qu’une présidente du tribunal de grande instance de Limoges condamnait deux militants antifascistes locaux à un mois de prison avec sursis et à verser des dommages et intérêts à la « victime », le 12 juillet 2012, pour avoir donné une claque à un homme arborant des symboles nazis sur son tee-shirt (wolfsangel et totenkopf), qui s’est révélé par la suite être policier… Considérant qu’il n’y avait pas de« vrais nazis » à Limoges et que nous étions « en temps de paix », la juge a refusé de tenir compte des circonstances très particulières de l’altercation et a aggravé les réquisitions du procureur.
 
Une semaine plus tard, les auteurs de l’agression à caractère éminemment politique ayant eu lieu au bar le Duc Etienne le 1eravril 2012 comparaissaient à leur tour. Sur les quatre agresseurs, deux sont passés en jugement, dont le secrétaire départemental du Front National, un avait écopé dès la date des faits d’un rappel à la loi, le dernier s’en était tiré avec quelques heures passées en cellule de dégrisement. Aucune des circonstances aggravantes de l’agression n’a été retenue (tentative d’homicide, préméditation, réunion, alcoolémie…) par le parquet dans l’instruction des différentes plaintes déposées. Le verdict ne sera rendu que le 20 septembre, le parquet a requis 4 mois de prison avec sursis contre les deux suspects quand leur avocat réclamait la relaxe… Par ailleurs, aucun membre des « forces de l’ordre », pourtant violentés devant des témoins lors de l’interpellation des agresseurs le jour des faits, n’a porté plainte…
 
Alors, Limoges, « petite ville tranquille » ou justice à deux vitesses ? Les événements survenus lors du week end des 28 et 29 juillet 2012 pourraient donner tort à la présidente du tribunal de grande instance de Limoges !
 
En effet, à cette date, un « weekend trident » organisé par « Troisième Voie », groupuscule néo-nazi se revendiquant du nationalisme révolutionnaire, a eu lieu à Auchel dans le Nord-Pas-de-Calais. Les organisateurs avaient prévu diverses activités : matchs de football au stade municipal où certains joueurs portaient des masques d’Hitler ; concert de « Lemovice » (groupe néo-nazi venu de Limoges dont les concerts ont déjà été interdits plusieurs fois), stages de « Self Défense »...
Au cours de ce weekend, ont été constatés de nombreux débordements : violences (y compris contre des journalistes), insultes, dégâts matériels, exhibitions de symboles et de tatouages ouvertement nazis, pressions sur les autorités et la population locales. Bien que les participant-e-s et organisateurs-trices aient tenté de minimiser l’aspect politique de ce rassemblement (voulant faire croire à un « enterrement de vie de garçon »…), ils n’ont convaincu ni la presse, ni la population, ni les antifascistes. A la suite de ce weekend, le maire d’Auchel aurait réclamé la fermeture du local de l’Artésienne, association activiste nationaliste, installé récemment dans sa commune sous le nom de « Maison de l’Artois ».
 
Pendant que les néonazis rassemblés à Auchel arboraient des drapeaux tricolores avec des autocollants « Stop à l’islamisation », d’autres nazillons locaux taguaient sur des mosquées, des restaurants kebab, des associations et les murs de plusieurs villes de province (Limoges, Le Palais-sur-Vienne, Montauban…) des runes d’Odal, des têtes de cochon et le sigle NRF.
La rune d’Odal est un symbole scandinave repris d’abord par les jeunesses hitlériennes puis par les néonazis européens. Les têtes de cochon (taguées ou clouées sur la porte avec leur sang déversé) sont clairement une provocation envers la communauté musulmane, en pleine période de Ramadan et dans la montée des « mouvements anti-hallal », xénophobes et islamophobes (sous-couvert de leur interprétation de la laïcité). Le sigle NRF peut correspondre à deux choses. D’une part, il peut s’agir de « National Revolutionary Faction », parti fasciste réactivé au Royaume-Uni dans les années 1990 mais actuellement dissous. Cependant, et plus probablement, il doit s’agir de « Nationalistes Révolutionnaires Français », courant idéologique dont seule se revendique l’organisation « Troisième Voie ». Là encore, bien étrange coïncidence quand on sait que ce groupuscule est à l’origine du week-end d’Auchel…
 
Suite à ces tags, différentes plaintes ont été déposées et des enquêtes ouvertes. A Limoges, cela a conduit à l’arrestation et au placement en garde-à-vue d’un individu connu pour ses liens avec l’extrême-droite radicale locale. Quelques heures plus tard, il était libéré sur ordre du juge d’instruction tandis que l’enquête suivait son cours…
 
Alors, Limoges, « petite ville tranquille » ou lieu d’une tentative d’implantation néonazie ? S’il ne faut pas sous-estimer la portée de leurs actes, visant à stigmatiser des communautés (cette fois les musulmans et les roms, mais demain…), il ne faut pas non plus leur attribuer plus d’importance et d’impact qu’ils n’en ont. Les valeurs qui doivent leur être opposées sont celles de la solidarité, du respect des différences de chacun, de la vigilance antifasciste et de la justice sociale.
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 06:36

« Aujourd’hui, jeudi 12 juillet 2012, le tribunal de grande instance de Limoges (chambre correctionnelle) a condamné deux jeunes militants antifascistes limougeauds à chacun un mois de prison avec sursis assorti de dommages et intérêts financiers.

Ils ont tous deux étaient reconnus coupables de « violences en réunion » sur une personne qui arborait le jour de « l'altercation » un tee-shirt avec de...s symboles nazis : la « wolfsangel » (le crochet des loups présent sur les uniformes des SS et de la Das Reich qui a perpétré les massacres d'Oradour-sur-Glane et de Tulle) et la « totenkopf » (tête de mort emblème des gardes des camps de concentration et d'extermination).

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Les nombreux dysfonctionnements qui avaient été relevés lors de la procédure n’ont pas influencé le jugement (la « victime » étant également policier), pas plus que les circonstances très particulières de « l’altercation » ou encore les très nombreux soutiens qui se sont manifestés avant, pendant et après l’audience : associations de mémoire, d’anciens combattants, résistants, déportés, organisations politiques et syndicales.

 

Des remerciements doivent d’ailleurs être adressés à toutes ces organisations et associations et à tous ces individus qui ont apporté leur appui tout au long de l’audience et de la journée du 12 juillet, ainsi que tous ceux qui avaient adressé leur soutien sous différentes formes et relayé l’information sur leurs réseaux. Nous constatons avec une amertume renouvelée l’habitude de la justice française de pratiquer « deux poids deux mesures » et regrettons cette condamnation qui nous parait disproportionnée. »

 

Les deux emblèmes en question:

 

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