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  • : Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 13:10
La mémoire ponticaude et ses langues: http://jcavaille.free.fr/index.htm
 
Dans son ouvrage, La Baïonnette et le Lancis. Crise urbaine et révolution à Limoges sous la Seconde République, Limoges, PULIM, 2002, Philippe Grancoing apporte de précieuses informations et d’intéressantes analyses sur les quartiers des bords de Vienne au milieu du XIXe siècle. Ils apparaissent aux contemporains comme un territoire à part. Aussi, l’identité du quartier des naveteaux (travailleurs sur la Vienne) en marge de la ville et fort d’une tradition de protestation populaire, est-elle perçue de manière bien particulière. Aux témoignages de l'époque, qui font état du caractère pittoresque des naveteaux, mais aussi aux sources diverses qui font apparaître leur rôle important dans les événements de 1848, l'auteur associe de précieuses données statistiques. Nous reproduisons quelques passages plus particulièrement consacrés au quartier.
 
Le Quartier, lieu du pittoresque
[…] Les bords de Vienne constituent, avec la rue des bouchers, l’autre archétype du territoire archaïque, de l’espace épargné par les transformations du XIXe siècle. Outre le panorama de rues pentues étageant leurs maisons à pans de bois jusqu’aux berges de la rivière, le quartier doit sa notoriété à sa population de « navetaux », chargés de récupérer les trains de bois arrivés au « port » du Naveix par flottage le long de la Vienne et du Taurion et destinés à la cuisson de la porcelaine. Armés de longues perches de bois dont l’extrémité était garnie d’un crochet en fer – les lancis – ils sillonnaient la rivière en amont du pont Saint-Étienne sur des barques à fond plat. Pour Célestin Port, auteur d’un Itinéraire descriptif et historique de Paris à Agen, « tout un quartier de la ville, peuplé d’une population de mœurs distinctes et singulières, vit de cette récolte. C’est le Naveix, ou port au bois (…). Les Navetaux forment une association de soixante-dix à quatre-vingts manœuvres, propriétaire chacun de son bateau, se mariant entre eux et ne souffrant en leur droit de l’eau l’immixtion d’aucun intrus. D’après une coutume bizarre, une partie de leur salaire se prélève en nature par la retenue d’un certain nombre proportionnel de bûches. Leurs femmes sont d’ordinaire buandières ». De même que pour le quartier de la Boucherie , seul l’isolat archaïque est ici signifiant pour un regard extérieur qui tente de définir l’identité de quartier […], p. 56
[…] Le repli sur le quartier semble […] compenser cette marginalité économique et sociale renforçant ainsi la forte identité des noyaux urbains autour des ponts Saint- Etienne et Saint-Martial également peuplés de navetaux. Ainsi, les huit déclarations de naissance ayant eu pour cadre le clos Sainte-Marie ont toutes été certifiées par des parents et des voisins[1]. On est là dans un milieu qui ne s’ouvre guère à la ville, s’appuyant sur les solidarités traditionnelle, familiales et locales, à l’image des villages paysans.
Ponticauds
Le quartier des ponts et la tradition de la protestation populaire
 
C’est d’ailleurs ainsi que les contemporains percevaient cet espace périphérique. En effet, les habitants des quartiers centraux semblent craindre cette population jugée frustre et violente, à une époque où la peur des jacqueries rurales n’a pas entièrement cédé le pas à la hantise des faubourgs ouvriers[2]. A la marge de la ville, mais ayant conservé bien des traits des communautés villageoises, la représentation mentale des quartiers des ponts se nourrit de ces deux figures de la peur sociale. Celle-ci se concrétise lors de l’émeute du printemps 1848. Pour Alain Corbin, « la peur que fait régner sur la ville haute la rude population de « navetaux », qui semble avoir pris une part très active au mouvement du 27 avril, contribue à expliquer le calme des populations » par la suite, idée que reprend également Philippe Vigier[3]. Pourtant, force est de constater que les habitants des bords de Vienne ne sont pas parmi les plus violents de la ville. Alors que l’on compte en moyenne 75 condamnations devant le tribunal de simple police pour 1000 foyers pour la période 1846-1851, cette proportion s’établit à 76 pour 1000 rue du Naveix, à 52 pour 1000 au clos Sainte-Marie, à 89 pour 1000 rue du faubourg du pont Saint-Martial. Seul îlot de violence : le quartier du pont Saint-Étienne. Mais il s’agit pour l’essentiel d’une violence verbale, dont les femmes sont les principales protagonistes. L’épicière Peyroche rue du Pont Saint-Étienne comparait ainsi le 30 août 1849 pour injures à ses voisins. Trois semaines plus tôt, les époux Verne et la veuve Dubuisson étaient condamnés pour le même motif. Le 30 novembre 1850 sont entendues Marguerite Legros et ses deux filles blanchisseuses au pont Saint-Étienne pour injures à une voisine. Le 31 mars 1851, c’est au tour de la femme Jouate, blanchisseuse rue de la Bessaille, d’être convoquée devant le juge de paix pour insultes[4].
 
Les habitants des bords de la rivière ont sans doute également acquis leur réputation en raison de leur promptitude à s’émouvoir. L’émeute semble faire partie intégrante de leur répertoire protestataire ou défensif, dans le prolongement des « révoltes sporadiques urbaines du XVIIIe siècle », vécues « comme un état normal, voire légitime », réponses à « l’urgence d’une situation dont le contour a déjà été appréhendé depuis bien longtemps »[5]. En mai 1789, alors que flambent les prix du blé, « des buandières du Naveix et du pont Saint-Étienne aperçoivent une charrette soi-disant chargée de sel. Intriguées par le chargement, elles s’approchent des sacs et découvrent qu’ils contiennent du blé. Ameuté par leurs cris, le peuple accourt, les conducteurs s’enfuient, le grain se répand sur le sol ou est volé. Des émeutiers armés de bûches et de haches se rendent alors à la mairie (...) et forcent le " lieutenant de maire " à visiter les greniers des particuliers soupçonnés d’accaparer des grains ». Ce n’est qu’au bout de deux jours que les autorités réussirent à ramener l’ordre dans la ville[6]. Pareillement, le seul grave incident que connut la ville sous la Restauration mit en scène ce même quartier. En juin 1816, dans un contexte économique identique de cherté des grains, un convoi de blé est arrêté peu après le pont Saint-Martial par « une foule de trois ou quatre cents personnes, surtout des femmes ». Les incidents donnèrent lieu à quelques arrestations qui, elles-mêmes, suscitèrent un rassemblement tumultueux devant la préfecture pour obtenir la libération des prisonniers[7].
 
Cette propension à se rassembler pour défendre la cause du peuple menacé dans sa survie économique paraît s’être de nouveau manifestée en 1848. En effet, les seuls indices d’une identité de quartier relevés à la lecture du dossier d’instruction de l’affaire de Limoges concernent les bords de Vienne. Ainsi, à l’annonce des premiers troubles dans Limoges le 27 avril, « au Naveix les ouvriers du port se réunirent bientôt la plupart armés de leurs harpons qui ont une pointe et un crochet, ils se préparaient à monter en ville »[8]. Cette dernière expression, « monter en ville », rend compte de l’absence d’insertion dans l’espace urbain. Les navetaux se considèrent eux-mêmes comme formant un monde à part, un microcosme certes solidaire des ouvriers, mais avec ses propres spécificités. Ainsi, les femmes, à l’image des émeutes frumentaires de l’Ancien Régime, semblent jouer un rôle important. Alors que certains tentaient de dissuader les navetaux de « marcher sur la Ville », « il arriva en courant le nommé Vinot fils clairon dans la compagnie des pompiers qui parcourait le quartier en criant qu’on avait mis le feu à Saint-Pierre en engageant les ouvriers à accourir pour donner du secours. Je ne pus plus contenir personne, rapporta le lithographe Jean Peyroche, d’ailleurs les femmes excitaient les hommes à marcher sur la ville pour aider les ouvriers que voulaient tuer les bourgeois »[9].
 
Cette identité et cette singularité du quartier se manifestent également par une certaine réserve à l’égard du reste de la ville. Si les navetaux ont participé à l’émeute le 27 avril 1848, ils ne semblent avoir manifesté par la suite guère d’enthousiasme en faveur de la République. Leur incursion sur la scène politique s’apparente davantage à une brusque flambée de violence, dont on mesure mal les causes, qu’à l’expression d’une conviction idéologique. Elle s’exprime sous la forme traditionnelle de l’émeute communautaire, dans un contexte de grave crise économique, sans doute pour défendre les intérêts des habitants du quartier que l’on considérait menacés par les agissements des bourgeois.
 
Aussi ne peut-on parler ici d’engagement politique aux côtés des socialistes de la ville. Le récit d’un fabricant de flanelle du quartier en témoigne : le 27 « à nuit tombante, une cinquantaine de navetaux descendaient de la ville, leur intention étant d’y remonter plus tard. Laroudie aîné, Baillanges, Laroudie jeune et Demaison cadet d’accord avec moi pensèrent qu’il fallait empêcher ces individus de monter en ville, nous leur dîmes qu’il fallait mieux garder notre quartier que de garder le quartier des autres, nous leur improvisâmes un corps de garde dans une de mes maisons, nous leur fournîmes du vin et ils restèrent tranquilles. Plusieurs nuits de suite nous agîmes ainsi »[10]. De même, si le lendemain les habitants du Naveix se mobilisent à nouveau, leur animosité est dirigée contre un boulanger de l’avenue du Pont-Neuf et n’a aucun caractère politique. Celui-ci a mauvaise réputation car deux ans auparavant, alors que le blé était cher, « il faisait des achats considérables de châtaignes pour les expédier hors du département et on lui attribuait le renchérissement de cette denrée »[11]. Très rapidement environ mille cinq cents personnes se massent devant sa boutique. Selon un des voisins, cette foule se composait « en grande partie de gens habitant les environs des ponts Saint-Etienne et Saint-Martial ». Les femmes prirent une part active à l’émeute. Un témoin remarqua « dix à douze femmes dont quelques unes avaient des haches frapper à coups redoublés contre la porte pour l’enfoncer ». D’autres sont armées de « battoirs de blanchisseuses », tandis que l’on dresse une potence devant la maison du boulanger[12]. Un tisserand du clos Sainte-Marie impliqué dans l’affaire rapporta que « des femmes réunies devant l’hôtel (de la préfecture) demandaient qu’on le leur livrât, disant qu’elles voulaient lui couper les c... »[13]. Deux mois plus tard, le quartier a retrouvé son calme et l’écho des journées parisiennes de juin n’y suscite aucune réaction. « Le 25 juin dernier, rapporte Jean-Baptiste Peyrat, propriétaire au Naveix, j’entendis devant ma maison crier aux armes, à nous les navetaux on égorge nos frères, nous avons besoin de vous. J’entendis quelques habitants du Naveix répondre nous fêtons la saint Jean, laissez-nous tranquilles »[14].
 
Nulle part ailleurs on ne décèle une telle identité de quartier, à l’exception de la rue de la Boucherie. L’urbanisation récente des faubourgs au nord de la ville, la grande mobilité de la population, la dispersion des catégories sociales et des métiers sur tout l’espace urbain constituaient en effet un frein important à la formation d’une micro-conscience locale. En outre, l’essentiel de la population limougeaude se concentre dans un étroit espace de moins de 10 km2. Mais le côtoiement n’implique pas nécessairement l’harmonie entre les catégories sociales. p. 65-68.
 
 
***
 
 
L’entrée en scène des Navetaux : la résurgence des émotions populaires traditionnelles
 
 
L’intervention décisive des Navetaux est le meilleur exemple de l’hétérogénéité des formes de protestation en œuvre le 27 avril. Leur participation à l’émeute semble, dans un premier temps, s’inscrire dans la mobilisation des ouvriers des chantiers visant à opérer une démonstration de force. Mais deux singularités caractérisent leur mouvement. D’une part, il s’inscrit dans une forte solidarité de quartier et, d’autre part, il est empreint de violence. Un employé de l’octroi a ainsi vu au Naveix « les ouvriers du port (qui) se réunirent bientôt, la plupart armés de leur harpon qui ont une pointe et un crochet. Ils se préparaient à monter en ville (...). Les ouvriers du port depuis quelques temps n’avaient plus d’ouvrage sur la rivière, ils étaient employés sur des chantiers de terrassement, ils avaient quitté ces chantiers pour venir se réunir dans le quartier[15]. Les propos du journalier Jérôme Peyrazeix sont également significatifs, même si cet inculpé s’efforce de minimiser sa participation à l’événement. En effet, s’il dit avoir cédé à des menaces pour participer à la « montée en ville », il confirme aussi la très forte cohésion de quartier existant entre les Navetaux et leur volonté d’être armés afin, peut-être, « d’aider les ouvriers que voulaient tuer les bourgeois ». Vers deux heures, « plusieurs individus, expliqua-t-il, vinrent au chantier du Pré de l’évêque où je travaillais et nous dirent qu’on se battait en ville et qu’il fallait nous y rendre (...). Je voulais rentrer chez moi, mais ces individus me menacèrent de me jeter à la rivière si je me retirais. Je partis avec les autres ouvriers du chantier. Nous étions tous armés de lancis que nous étions allés prendre chacun chez nous. Nous nous rendîmes sur la place de la Mairie, puis à la préfecture et à la poudrière »[16].
 
Les Navetaux ont donc été présents sur tous les lieux importants de la journée, armés de leurs gaffes servant à extraire de la rivière les troncs d’arbres arrivés par flottage. Ils ont, sans nul doute, contribué à aviver les craintes des bourgeois, mais aussi des autorités, tant ils apparaissaient comme une population à part, violente, prompte à s’émouvoir, n’ayant pas encore été touchée par le processus de « civilisation » de l’électeur, pour reprendre la belle formule d’Alain Garrigou. On ne peut aussi exclure qu’ils aient aussi été les victimes d’une instrumentalisation de la part d’individus désireux de faire de la lacération de quelques procès-verbaux d’élection le point de départ d’une véritable émeute, tant les Navetaux semblent être restés fidèles à des formes traditionnelles de protestation ainsi que le montrent les violences dont a été victime le boulanger Lanoaille le 28 avril. Aussi est-ce sans doute quelque peu abusif de parler à ce propos de « descente de la politique vers les masses », comme le fait Philippe Vigier[17]... La situation instaurée par la révolution de Février (libération de la parole politique, mobilisation et encadrement des nouveaux électeurs-citoyens, organisation des ateliers nationaux) a certes facilité le développement de phénomènes de groupe. Elle a aussi attisé le désir de peser sur le cours des événements, puisque depuis deux mois le pouvoir semble être dans la rue[18]. Mais on ne peut que souligner le décalage existant entre le comportement des Navetaux et le discours politique des démocrates socialistes. p. 164-165.
 

[1] Sur seize personnes, on compte huit parents étrangers au quartier, cinq parents habitant le clos Sainte-Marie et trois voisins.
[2] Cf. Alain Corbin, « L’histoire de la violence dans les campagnes françaises au XIXe siècle. Esquisse d’un bilan », Ethnologie française, 1991/3.
[3] Ibid., Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle : 1845-1880, Limoges, PULIM, 1999 (1ère éd. 1975), p. 769-770 et Philippe Vigier, La Vie quotidienne en province et à Paris pendant les journées de 1848, Paris, Hachette, 1982, p. 168-170.
[4] Cf. Arch. dép. Hte-Vienne, 10 U 16-4 et 5, Justice de paix de Limoges, Tribunal de simple police.
[5] Arlette Farge, La vie fragile. Violence, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle, Paris, hachette, 1986, p. 310.
[6] Paul D’Hollander & Pierre Pageot, La Révolution française dans le Limousin et la Marche, Toulouse, Privat, 1989, p. 46-47.
[7] Cf. John M. Merriman, op. cit., p. 44.
[8] Arch. dép. Vienne, 2 U 1595, 29 mai 1848, témoignage de Pierre Baillarge.
[9] Ibid., 31 mai 1848, témoignage de Jean Peyroche.
[10] Ibid., 2 U 1596, 12 juillet 1848, témoignage de Martial Delhotte.
[11] Ibid., 3 octobre 1848, témoignage de Jean Bernard Cabiran.
[12] Cf. ibid., 3 octobre 1848, témoignages d’Antoine Comte et de Léonard Gibu.
[13] Ibid., 24 septembre 1848, interrogatoire de Barthélémy Dubour.
[14] Ibid., 14 juillet 1848, témoignage de Jean-Baptiste Peyrat. L’idée émise par Philippe Vigier d’une « descente de la politique vers les masses » en ce qui concerne les navetaux peut donc apparaître inappropriée ou, du moins, par trop prématurée (cf. Philippe Vigier, op. cit., note p. 372). En effet, s’il y a eu politisation de la population des quartiers des ponts, celle-ci semble surtout s’être développée par la suite, à la faveur de la propagande électorale, p. 207-210.
[15] Arch. dép. Vienne, 2 U 1595, 29 mai 1848, témoignage de Pierre Baillargi.
[16] Ibid., 23 octobre 1848, interrogatoire de Jérôme Peyrazeix.
[17] Philippe Vigier, op. cit., note p. 372.
[18] On est également frappé à la lecture du dossier d’instruction par la familiarité existant entre le pouvoir administratif et une fraction de la population : nombreux furent ainsi ceux qui franchirent les portes de la préfecture le 27 avril pour assaillir le commissaire de la République d’avis ou de conseils divers.

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