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  • : Site d'information des Redskins de Limoges, collectif antifasciste informel et contre-culturel. Nous avons la conviction que si la première étape de la lutte antifasciste se joue bel et bien sur le terrain des idées, l'échéance suivante sera celle de la confrontation physique. Notre objectif est donc de sensibiliser les organisations et personnes à la nécessité de se préparer mentalement et physiquement contre le fascisme. mail: peaux_rouges@yahoo.fr
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:48

En 1931, les Jeux Olympiques avaient été attribués à l'Allemagne. Mais déjà que les clubs sportifs ouvriers refusaient ces jeux en général, leur déroulement dans un pays devenu fasciste leur apparaissait comme inacceptable.

Les clubs sportifs ouvriers d'Allemagne étaient interdits, et dès avril 1933 les personnes d'origines juive, rom et sinti [tzigane] n'avaient plus accès aux piscines, aux terrains, aux centres sportifs ni même aux associations sportives.

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L'élan antifasciste en France va alors profiter de l'union des clubs sportifs, qui étaient générés d'un côté par les communistes, de l'autre par les socialistes : c'est la naissance de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT). La revue « Le Sport », appelé auparavant « Le Sport ouvrier », joue alors un rôle essentiel dans l'organisation du refus des Jeux Olympiques.

Car le mot d'ordre est alors très clair de la part des antifascistes : pas un sportif à Berlin ! Au sein de la communauté juive est également monté un Comité juif contre les Olympiades de Berlin. Les meetings unitaires se multiplient, avec des figures comme Paul Langevin, Gabriel Péri, André Malraux ou encore Auguste Delaune (secrétaire général de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, résistant assassiné plus tard par les nazis à 35 ans).

 

En mars 1936, le maire de Philadelphie aux USA propose la tenue d'olympiades alternatives dans sa ville, idée qui obtient un grand succès, d'autant plus qu'en URSS existent depuis 1928 les Spartakiades, événement sportif international à la fois amateur et professionnel qui a pu rassembler jusqu'à 20 millions de personnes.

Dans ce contexte, la revue Le Sport cite l'écrivain antifasciste Jean-Richard Bloch (père de France Bloch-Serazin, résistante décapitée à la hache pour son action essentielle au sein des Bataillons de la Jeunesse, notamment la fabrication d'explosifs) :

« Imaginez la situation et l'état d'esprit des naïfs participant aux Jeux Olympiques de Berlin si le lendemain même de leur fastueux et théâtral achèvement , les troupes de Hitler envahissaient l'Autriche et la Tchéquoslovaquie, selon le programme officiel de l'expansion du 3ème Reich. Cette seule hypothèse, qui plus est qu'une hypothèse mais une probabilité, suffit à dicter l'attitude des hommes libres à l'égard d'une participation outrageante. »

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À la manifestation au mur des Fédérés en mai 1936, les slogans sont clairs : « Pas un sou, pas un homme pour Berlin », « Contre tous les nationalismes, pour l'union des travailleurs immigrés et français ».

Et à la mi-mai la nouvelle tombe : l'État espagnol du Front Populaire accueillera les Olympiades, à Barcelone, du 19 au 26 juillet 1936. En France, c'est au stade Pershing à Paris que se tiennent les épreuves qualificatives le 4 juillet 1936, avec 1200 participants, initiative soutenue par le Front Populaire français pendant un temps avant que le socialiste Blum ne décide finalement de subventionner les participants et les partisans des Olympiades de Barcelone.

 

Mais les 6000 athlètes de 22 pays différents présents à Barcelone seront réveillés par des coups de feux dans la nuit du 18 au 19 juillet : c'est le putsch franquiste. Jaume Miravitlles, secrétaire du comité exécutif des Olympiades populaires de Barcelone, se voit obliger d'annoncer l'annulation des Jeux.

Certains sportifs décident malgré tout de rester, affrontant le fascisme militairement, comme Emmanuel Mincq, footballeur polonais juif d'Anvers, qui rejoint le Bataillon Thälmann et deviendra l'un des dirigeants de la Brigade Dombrowsky. Le Front Populaire français ferme lui les frontières et fait même payer le rapatriement à ses athlètes.

À la mi-septembre, les fascistes assassinent Andrès Martin sur le front d'Extremadure. Celui-ci, âgé de 22 ans, avait été l'organisateur des Olympiades et le fondateur d'un bataillon appelé Pasionaria, muni d'une bibliothèque, d'un orchestre et d'un quotidien.

Ainsi, en 1934, la Coupe du Monde de football se tenait en Italie, et en 1936 les Jeux Olympiques en Allemagne nazie, qui seront filmés par Leni Riefenstahl (« Les Dieux du stade » / « Olympia »).

Et aujourd'hui on voit bien qu'il aurait mieux valu que ce soient les Olympiades Populaires qui triomphent !

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commentaires

Un promeneur 10/07/2012

Pourquoi ne pas mettre la source?

http://actionantifasciste.fr/2010/10/les-olympiades-populaires-de-barcelone/

jus 10/01/2014

thanks

outlook email login 10/01/2014

It was nice to read the article that share the spirit of Olympics in Germany when it is awarded in 1931. Hope that there will be now more sports club in Germany than before. Please do share such interesting articles about the Olympics games.

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